Soleil Mouillé

exposition en duo avec le musicien BOREAL

Maison Vide, Crugny

2019

Soleil mouillé est une exposition qui regroupe des pièces liées à l’intime, la plupart sont issues d’images trouvées dans la maison familiale de l’artiste. Entre films d’enfance et paysages fantasmés, voyages et images transformées les souvenirs se fondent entre rêve et réalité. L’univers musical de BOREAL renforce cette impression d’osciller entre l’ici et l’ailleurs. D’espaces connus à plus abstraits, sa musique nous transporte vers des paysages oniriques, parfois très colorés, parfois plus sombres ou désaturés, à l’image d’une mémoire plus ou moins floue.

Extension à l'hôtel Mercure

Pour l’extension de cette exposition, dans la chambre 04 de l’hôtel Mercure, l’artiste Anaëlle Rambaud s’empare du contexte de la chambre d’hôtel afin de nous conter une histoire d’amour, à travers deux photographies - 22h30 et 22h37 - qui unissent tissu satiné et images végétales pour ne former qu’un.

 

Un bouquet, au centre témoigne du stade dans lequel se situe ce personnage qui l’a reçu. Trois étapes vont se succéder, laissant derrière chacune d’elle un bouquet fané, souvenir du passé. Chaque bouquet est composé de fleurs choisies par l’artiste pour leur signification.

Le premier bouquet - Bouquet n°1 : Aurore (les débuts) - raconte les prémices, la naissance des sentiments, les premiers émois.

Le second - Bouquet n°2 : Plein Soleil (le sommet) - symbolise l’amour passionnel, le bonheur absolu. 

Enfin le dernier - Bouquet n°3 : Crépuscule (la chute) - traduit quant à lui ce moment où les sentiments s’estompent pour l’un, où néanmoins l’autre s’accroche et continue d’aimer.

Entretien avec Anaëlle Rambaud et BOREAL

Maison Vide : Comment avez-vous commencé à travailler ensemble et qu’est-ce qui vous plaît dans vos univers respectifs ?

Anaëlle : Un jour Matt m’a proposé de faire le clip de son morceau « Sasa Tsuboiana » parce qu’il avait regardé ce que j’avais commencé à poster sur mon compte pro Instagram. J’ai dit oui, c’est quelque chose que j’avais envie d’essayer depuis longtemps. Et ensuite on a carrément décidé de bosser sur les visuels de l’EP ensemble et de faire une séance photos au jardin des plantes de Paris.

Ce qui me plaît dans son projet, c’est déjà son nom. BOREAL ça sonne bien ! Je trouve qu’il y a pas mal de similitudes dans nos inspirations. Les notes un peu mélancoliques mais qui décollent souvent comme une espèce d’élan d’optimisme ça m’a marqué quand j’ai écouté ses sons avant de faire le clip. J’aime bien les tonalités un peu oniriques de ses sons, et aussi le décalage qu’il peut y avoir entre l’énergie de ses tracks en live ou en studio.

BOREAL : Son univers artistique m’a tout de suite plu de part son côté naturel, organique et assez minimaliste, des adjectifs qui sont aussi très présents dans mes propres créations musicales. 

Il y aussi quelque chose que je n’explique pas dans son art, quelque chose qui me touche très simplement et sincèrement.